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Fournisseurs de soins de santé
- Introduction
Introduction
Fréquence
et symptômes des troubles de l'humeur post-partum
Psychose
post-partum
Reconnaître
les mères qui souffrent de troubles de l'humeur post-partum
5
principaux facteurs de risques de troubles post-partum
Dépistage
et diagnostic
Que
pouvez-vous faire?
Ressources
Introduction
Les troubles de l'humeur
post-partum affectent non seulement la mère mais aussi
son enfant, son partenaire et le reste de sa famille. Sur
le plan clinique, les troubles de l'humeur post-partum ne
sont pas différents de la dépression ou des
crises d'angoisse qui peuvent survenir à tout moment,
mais ils peuvent avoir davantage de ramifications, parce que
l'important lien d'attachement entre la mère et l'enfant
se crée au cours de la période post-partum.
En tant que fournisseur de soins de santé,
vous avez un rôle important à jouer dans le dépistage,
le diagnostic et le plan de traitement de vos patientes qui
souffrent de troubles de l'humeur post-partum. Si elle n'est
pas traitée, la mère court certains risques,
dont les suivants :
inaptitude
à prendre soin d'elle-même;
mauvaise
nutrition;
troubles
du sommeil;
abus de
substances psychoactives;
incidence
accrue de dépression ou de crises d'angoisse;
conflits
interpersonnels/familiaux.
Le bébé court aussi
certains risques, pouvant entraîner un attachement et
un comportement anormaux chez l'enfant ainsi qu'un ralentissement
et un retard du développement cognitif. On peut en
constater les effets dès la petite enfance jusqu'à
l'adolescence et l'âge adulte.
Fréquence et symptômes
des troubles de l'humeur post-partum
Les troubles de l'humeur
post-partum peuvent affecter n'importe quelle mère;
en fait, 13 % des nouvelles mères souffriront d'un
épisode modéré à grave de dépression
post-partum, le trouble post-partum le plus courant et le
plus étudié, et un plus grand nombre encore
éprouveront d'autres troubles de l'humeur ou de la
personnalité, qui peuvent varier de légers à
modérés ou graves, tels que l'anxiété,
le trouble obsessionnel compulsif, les manies, la névrose
et d'autres.
jusqu'à
80 % des mères souffriront du « blues du post-partum
»;
jusqu'à
20 % éprouveront un trouble de l'humeur post-partum
de léger à grave;
de 1 à
2 sur 1 000 souffriront d'une psychose post-partum.
Les mères présenteront
une diversité de symptômes, dont un grand nombre
sont chose courante après l'accouchement. [Voir aussi,
Feuille détachable]
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Psychose post-partum
Le début de
la psychose post-partum survient habituellement de 48 heures
à 2 semaines après la naissance, et même
plus tard. Une nouvelle mère psychotique pourrait éprouver
les symptômes suivants :
penser
à se faire du mal ou à faire du mal au bébé,
et peut-être le planifier;
entendre
ou voir des choses qui n'existent pas (hallucinations);
croire que
des gens ou des choses lui feront du mal ou en feront au
bébé (paranoïa);
se sentir
confuse et déconnectée de la réalité
(y compris les délires).
Il s'agit d'une urgence médicale.
La mère a un besoin urgent de traitement et ne devrait
pas être laissée seule ou seule avec son bébé
et ce, jusqu'à ce qu'elle ait subi une évaluation
psychiatrique.
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Reconnaître les mères qui souffrent de troubles
de l'humeur post-partum
Chez les mères, les troubles de l'humeur
post-partum peuvent se présenter de diverses façons.
Les scénarios présentés ici peuvent vous
aider à reconnaître certains signes avertisseurs
chez vos clientes. Des consultations ou des visites fréquentes
chez leur fournisseur de soins en raison de symptômes
physiques ou de préoccupations concernant l'enfant
pourraient aussi être des signes avant-coureurs.
[Voir aussi, Familles et amis ]
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5
principaux facteurs de risques de troubles post-partum
dépression
ou crises d'angoisse au cours de la grossesse;
récents
événements stressants (p.ex. déménagement,
difficultés relationnelles, mort d'un proche);
manque de
soutien social;
antécédents
personnels de maladie mentale;
antécédents
familiaux de maladie mentale.
Autres facteurs de risques possibles
: personnalité de la mère, faible estime de
soi, difficultés relationnelles, faible statut socio-économique
(SSE) ou changement du SSE, et complications obstétriques
et de la grossesse.
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Dépistage et diagnostic
Divers outils peuvent aider à évaluer
la santé mentale d'une nouvelle maman. Les fournisseurs
de soins de santé peuvent utiliser les quatre questions
du questionnaire PASS-CAN ou un autre outil de dépistage
largement validé, tel que l'échelle de dépression
post-partum d'Édimbourg (The Edinburgh Postnatal Depression
Scale (EPDS), British Journal of Psychiatry, juin 1987, vol.
150, par J.L. Cox, J.M. Holden et R. Sagovsky).
Les fournisseurs de soins de santé
utilisent l'EPDS pour les aider à dépister les
mères souffrant de dépression post-partum. C'est
un outil reconnu mondialement à la fois par les chercheurs
et les fournisseurs de soins de santé. Il est commode
à utiliser : il ne faut que quelques minutes pour répondre
au questionnaire, on peut facilement l'intégrer à
la pratique clinique quotidienne et il est largement accepté
au sein de diverses cultures. On peut utiliser l'EPDS pour
le dépistage, de 6 à 8 semaines après
l'accouchement. La clinique de santé infantile, le
bilan de santé postnatal ou une visite à domicile
peuvent présenter de bonnes occasions de le remplir.
On peut aussi s'en servir au cours de la période prénatale
ou à tout moment au cours de l'année qui suit
l'accouchement, ou par la suite. Pendant les deux semaines
qui suivent l'accouchement, les résultats devraient
être considérés avec circonspection parce
que de nombreuses mères éprouvent des sentiments
reliés au « blues du post-partum. »
L'EPDS a été traduit en 23
langues. Il importe de faire preuve de prudence lorsqu'on
s'en sert auprès de différentes populations
ethniques, différents scores seuils ayant été
suggérés pour différentes populations.
La recherche a validé l'outil lorsqu'il s'agit de femmes
qui parlent leur langue maternelle dans leur pays d'origine.
[Voir aussi, Échelle
de dépression post-partum d'Édimbourg]
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