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Fournisseurs de soins de santé
- Que pouvez-vous faire?
Introduction
Que
pouvez-vous faire?
Parlez
à votre patiente et validez ses sentiments.
Soyez
conscient des obstacles qui empêchent la mère
de reconnaître ou de divulguer des troubles de l'humeur
post-partum
Vous
pouvez vaincre ces obstacles en faisant ce qui suit
Le
traitement devrait comprendre
Choix
de traitements
Ressources
Que pouvez-vous faire?
Parlez
à votre patiente et validez ses sentiments
Posez-lui des questions
ouvertes et ne portez pas de jugement. Même si la patiente
semble être parfaitement équilibrée, ne
présumez de rien - posez des questions pour encourager
les nouvelles mères à parler.
Ces questions peuvent faciliter la communication
et elles permettent de bien sonder le bien-être psychologique
et physique de la mère. Elles devraient faire partie
de tout examen de santé du nouveau-né.
On devrait aussi poser les quatre
questions suivantes aux femmes qui ont un enfant de moins
d'un an, et qui se présentent dans une salle d'urgence,
chez le médecin de famille ou dans une clinique (questions
du PASS-CAN avec justification) :
1) Pouvez-vous dormir quand le bébé
dort?
Cette question aidera à identifier les mères
qui dorment trop et celles qui sont totalement incapables
de dormir en raison de préoccupations constantes
et de pensées qui défilent. Les changements
radicaux dans les habitudes de sommeil peuvent être
un indicateur de possibles troubles de l'humeur post-partum.
Ne présumez pas que le sommeil est difficile parce
que le bébé pleure. Renseignez-vous sur ce
que fait la mère lorsque son bébé dort.
2) Sortez-vous?
Cette question permettra de déceler l'anxiété,
la dépression, l'agoraphobie, l'épuisement
et l'incapacité à faire face à la situation.
Les femmes n'auront pas toujours l'air déprimées;
elles sont expertes dans la dissimulation des symptômes.
Les femmes qui souffrent de troubles de l'humeur post-partum
auront souvent tendance à s'isoler pour cacher leurs
symptômes. Découvrez si elles ont des relations
sociales.
3) Avez-vous bon appétit et que
mangez-vous?
Cette question permettra de déceler une anxiété
grave, c'est-à-dire que la mère se sent comme
si elle avait une pierre dans l'estomac ou une boule dans
la gorge, qu'elle n'a pas d'appétit (et dans certains
cas, elle souffre de diarrhée et de vomissements),
ou qu'elle mange trop, surtout trop de glucides. Découvrez
si cela a commencé avant ou après la naissance
du bébé.
4) Avez-vous des pensées
terrifiantes ou répétitives?
Les mères ont parfois des pensées importunes
concernant leur bébé ou elles-mêmes.
Cette question peut faciliter la communication, mais ne
vous attendez pas à ce qu'une femme vous fasse confiance
dès la première rencontre. Elle pourrait craindre
qu'un service d'aide à l'enfance lui enlève
son bébé. Le fait de la rassurer en lui disant
que d'autres nouvelles mères ont aussi des pensées
terrifiantes ou qui défilent peut l'aider. Il est
de la plus grande importance d'offrir à la mère
un milieu sûr, où elle puisse exprimer ses
sentiments et ses peurs.
[Voir aussi, Table
de référence sur les troubles de lhumeur
post-partum]
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haut de la page]
Soyez
conscient des obstacles qui empêchent la mère
de reconnaître ou de divulguer des troubles de l'humeur
post-partum.
Croire
au mythe social qui assortit la maternité au bonheur.
Craindre
le stigmate d'une maladie mentale.
Craindre
les implications d'un traitement, c.-à-d. la prise
de médicaments pendant l'allaitement, le manque de
confidentialité dans un groupe de soutien, le manque
de moyens de transport et de services de garde pour pouvoir
se rendre aux séances de consultation, le manque
de motivation et d'énergie pour participer aux séances;
Ignorer
à quel endroit ou comment obtenir de l'aide.
Écouter
les membres de la famille qui lui disent de ne pas discuter
de ses sentiments avec d'autres personnes.
Avoir des
raisons culturelles ou religieuses de ne pas révéler
ce genre de sentiments.
Il faut explorer ces obstacles et les surmonter.
La participation des membres de la famille ou des amis et
des ressources communautaires est primordiale pour franchir
ces obstacles.
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Vous
pouvez vaincre ces obstacles en faisant ce qui suit
Soyez
sensible lorsque vous posez des questions : votre patiente
est probablement intimidée, gênée et
craintive par rapport à ce que vous pourriez penser
d'elle.
Écoutez
les réponses de votre patiente : certaines femmes
ne dévoileront pas leurs sentiments, mais parleront
plutôt de leurs symptômes physiques (p. ex.
maux de tête, de dos ou d'estomac).
Ne minimisez
pas les symptômes de dépression ou d'anxiété.
Ne craignez
pas d'aborder certains problèmes même si vous
n'êtes pas certain de pouvoir lui venir en aide; il
existe de nombreuses ressources et de nombreux choix de
traitements vers lesquels vous pouvez diriger vos patientes
pour qu'elles obtiennent de l'aide.
Les populations d'immigrantes et de réfugiées
sont particulièrement vulnérables parce qu'elles
ne sont pas familières avec notre système de
santé, et qu'elles sont susceptibles de ne pas savoir
qu'il est acceptable et nécessaire de discuter de ses
sentiments avec les fournisseurs de soins de santé.
Les taux de troubles de l'humeur post-partum sont uniformes
au sein de la plupart des groupes ethnoculturels, mais ils
peuvent être plus élevés chez les nouvelles
arrivantes au Canada, peut-être en raison du surcroît
de stress occasionné par le déménagement
et le manque de soutien social.
Les autres populations vulnérables
et à risque sont celles qui nécessitent une
approche non traditionnelle. Il se peut qu'il faille adopter
certaines stratégies additionnelles et spécifiques
lorsqu'on travaille avec ces femmes :
les
femmes des collectivités rurales ou éloignées;
les femmes
qui consomment des substances psychoactives;
les femmes
qui ont subi ou qui subissent des agressions et de la violence;
les femmes
autochtones;
les adolescentes;
les femmes
seules;
les lesbiennes
et les bisexuelles;
les femmes
qui souffrent d'une maladie mentale chronique;
les femmes
handicapées;
les femmes
qui ont suivi des traitements contre l'infertilité
ou qui ont adopté un enfant.
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Le traitement devrait comprendre
la
validation de l'expérience;
la réitération
que les troubles de l'humeur post-partum sont réels
et qu'elle ne peut pas les faire disparaître par sa
seule volonté;
les renseignements
à la patiente;
le recrutement
des membres de la famille et du partenaire pour obtenir
de l'aide;
les renseignements
au partenaire et à la famille;
le fait
de s'assurer que la mère dort suffisamment est une
mesure importante pour la prévention et le traitement.
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Choix
de traitements
Davantage
de soutien émotionnel, pratique et social
de la part du partenaire ou du mari, des amis et des parents
de la mère.
L'autotraitement.
Les stratégies telles que le fait de prendre le plus
de repos possible, de demander l'aide de personnes aptes
à apporter du soutien, de bien se nourrir, de faire
de l'exercice de façon modérée et de
se bâtir un solide réseau de soutien sont de
la plus haute importance pour une nouvelle maman. Toutefois,
cela ne saurait remplacer un traitement médical ou
psychologique approprié; on devrait envisager et
favoriser ces stratégies dans le cadre d'un plan
de traitement complet.
Les
groupes de soutien par les pairs ou animés par
des professionnels. Le manque de soutien est un important
facteur de risque de manifestation des troubles de l'humeur
post-partum. Les groupes de soutien permettent aux nouvelles
mamans de s'identifier à d'autres femmes qui vivent
des situations semblables et de confirmer la normalité
de leurs expériences, et de prendre conscience que
d'autres femmes partagent leurs sentiments.
Des
services de consultation non directifs peuvent être
offerts par un fournisseur de soins de santé; ils
requièrent qu'on présente clairement la situation,
qu'on ne porte pas de jugement et qu'on soit à l'écoute
afin de créer un lieu sûr où la femme
peut discuter de ses sentiments.
La
psychothérapie, telle que la thérapie
interpersonnelle et la thérapie cognitive comportementale,
s'est avérée efficace dans le traitement de
la dépression en général; elle est
recommandée dans le cas de troubles de l'humeur post-partum
légers à modérés.
La thérapie interpersonnelle
: met l'accent sur l'évolution du rôle des
parents et l'amélioration de la relation de couple;
peut aider à résoudre les conflits entre
conjoints, qui sont courants chez les nouveaux parents.
La thérapie cognitive comportementale
: vise à remplacer les modes de pensée négatifs
en adoptant un comportement positif basé sur la
réalité et qui développe la capacité
d'adaptation.
Les
antidépresseurs se sont avérés
efficaces pour traiter la dépression en général;
les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine
comme le Paxil, le Zoloft et le Prozac sont les antidépresseurs
les plus souvent prescrits au cours de la période
post-partum. La décision de recourir ou non aux antidépresseurs
durant l'allaitement et le choix du médicament devraient
revenir à chaque femme, avec sa famille et son médecin,
selon les risques et les avantages pour elle-même
et pour son bébé.
Pour obtenir de l'information sur l'innocuité des médicaments
ou sur les risques qu'ils présentent durant la grossesse
et l'allaitement, veuillez communiquer avec Motherisk, à
www.motherisk.org,
ou composer le 416 813 6780.
Le
renvoi aux services psychiatriques ou à l'hôpital,
lorsque la patiente :
- présente des symptômes
modérés à graves et ne répond
pas à la psychothérapie seule;
- est suicidaire ou a des tendances meurtrières;
- a déjà fait une dépression grave;
- requiert plus de soutien et de surveillance que vous
ne pouvez en offrir;
- présente des symptômes de psychose ou de
trouble bipolaire.
De nombreuses mères ont recours
à une combinaison de traitements pour surmonter les
troubles de l'humeur post-partum. Les fournisseurs de soins
de santé devraient faire un suivi après le
début du traitement afin d'en évaluer l'efficacité.
Ils devraient adapter ou changer le plan de traitement de
concert avec la mère. La recherche a montré
que la plupart des mères réagissent mieux
au traitement lorsqu'elles ont pu discuter des options et
participer à l'élaboration de leur plan de
traitement.
L'allaitement n'est pas contre-indiqué
pour la plupart des choix de traitement. Beaucoup de mères
se sentent mieux si elles réussissent à allaiter,
mais elles auront besoin de soutien et de ressources pour
les aider à établir l'allaitement. Chaque
mère devrait faire l'objet d'une évaluation
individuelle.
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