Incapable de dormir - (Témoignages de mères aux prises avec un trouble de l’humeur post-partum)

Quand j'étais enfant, et jusqu'à l'adolescence, je m'inquiétais des choses qui sortaient de la routine. Rien de très grave. J'étais angoissée à l'idée de passer la nuit chez des copines, par exemple, de participer à des activités sportives de deux jours, d'aller en vacances, etc. En fait, j'appréhendais toute activité qui m'éloignait de la maison et de ma routine pendant une période de temps prolongée.

Ce n'est qu'après la naissance de mon premier enfant que j'ai commencé à avoir des problèmes d'insomnie tellement j'étais angoissée. Je venais de me marier, de quitter mon emploi et de déménager dans une nouvelle ville, à des heures de route de mes amis et de ma famille. J'avais planifié de passer tous mes temps libres avec mon nouveau-né. Et j'étais certaine que j'allais adorer cela. Mais malgré mon grand épuisement, je n'arrivais pas à dormir lorsque j'en avais l'occasion. La seule pensée d'avoir à dormir au moment même où mon bébé dormait m'angoissait au plus haut point - surtout lorsque je n'arrivais pas à trouver le sommeil. Je voulais constamment quelqu'un près de moi pour avoir autre chose à faire et apaiser mes angoisses. Je ne m'étais jamais sentie aussi mal. J'ai compris que quelque chose ne tournait pas rond. J'avais besoin d'aide.

J'ai appelé mon médecin et j'ai consulté une thérapeute en comportement cognitif. Ensemble, nous avons élaboré un plan qui me convenait. Médicaments, exercices et activités que j'avais aimées auparavant ont sans aucun doute été d'une importance primordiale, mais c'est la semaine de nuits de sommeil complètes qui a été véritablement salutaire et m'a rapidement mise sur la voie de la guérison.

Après la naissance de mon deuxième enfant, je pensais bien m'en sortir. Mes sentiments d'angoisse ont malheureusement refait surface. Je n'ai pas tardé à demander de l'aide. J'ai repris ma routine et je suis heureuse de pouvoir dire que tout est rentré dans l'ordre.

Avec l'aide de mon mari, de ma famille et de mes bons amis, je profite du temps que je passe avec mes beaux enfants. Si je peux donner un conseil ou un avertissement aux femmes qui songent à devenir mamans, c'est de prendre le temps de bien évaluer leur état mental avant d'avoir un bébé et se demander honnêtement si elles sont heureuses. Elles doivent essayer de bien comprendre ce que sera la vie après la naissance de l'enfant. Il est très important qu'elles sachent que ce n'est pas toujours rose. À mon avis, un grand nombre de femmes pourraient éviter d'être torturées pendant de longs mois si elles savaient reconnaître les premiers signes des troubles de l'humeur post-partum et demandaient l'aide dont elles ont tant besoin dès leur apparition.

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Votre fournisseur de soins de santé (médecin de famille, sage-femme, infirmière, obstétricien-gynécologue, psychiatre)
Votre bureau de santé publique local : ligne INFO 1 866 532 3161
http://www.alphaweb.org/
ont_health_units.asp

Télésanté : 1 866 797 0000 or ATS 1 866 797 0007
Service Info Santé mentale Ontario : 1 866 531 2600 -
http://www.mhsio.on.ca/
indexfr.html

Our Sisters' Place: http://www.oursistersplace.ca

 

 

Le Centre de ressources Meilleur départ est un programme clé Nexus Santé.
Préparé avec des fonds du gouvernement de l'Ontario.